L' ANKH EGYPTIEN, ET LE PLAN DE LA LOGE

 

En Egypte ancienne, l’Ankh est l’un des symboles les plus représentés. Elle est portée par les dieux qui la tiennent par la boucle ou par les pharaons qui la portent dans chaque main avec les bras croisés sur la poitrine. Dans la mythologie égyptienne, l’Ankh était le symbole du don de la vie éternelle. Sa forme ressemble à un T majuscule avec une boucle reliée à son sommet. Lorsque celle-ci est dirigée vers la bouche ou le nez, elle souligne son association avec le souffle de vie renforçant son caractère sacré et divin. Placée près des pieds, elle offre une protection divine aux morts. 

Dans les temples ou dans les tombes, les parties généralement endommagées sont celles qui avaient une fonction pendant un rituel. Si celui-ci requérait que la statue sente, voie, entende ou encore mange, alors le nez, les yeux, les oreilles ou la bouche pouvaient être détruits pour empêcher le rituel de fonctionner. Le nez étant l’organe qui prend le souffle de vie – le casser, c’était priver le défunt de sa source de vie. Comme si on étouffait l’âme du défunt à l’intérieur de la statue.

 

REPRESENTATION DE L’ANKH EN EGYPTE

 

En Egypte, L’ANKH est composé de trois éléments distincts, le signe SHEN, une boucle de corde qui n’a ni début, ni fin, symbolisant l’éternité. Le disque solaire y est souvent représenté en son centre. Une barre horizontale, qui évoque NOUT, la déesse du ciel, et une barre verticale pâtée suggérant leur manifestation sur le monde.

 

Dans la mythologie égyptienne, notre galaxie serait sortie du néant, d’un univers incréé, sans formes aucune, où ni l’espace ni le temps n’existent, que les prêtres nommaient le NOUN. Un océan primordial, une sorte de chaos liquide, inerte et sans limites, incarnation de l’infini existant avant la création du monde. Considéré comme un concept plutôt qu’un dieu, cet abîme renfermerait le potentiel de toute vie et entourerait le monde ordonné après l'émergence du tertre primordial.

Le Tableau final du Livre des Portes est une illustration de la cosmogonie égyptienne. L'univers ordonné est issu du Noun, l'océan chaotique des origines.

 

LE SIGNE SHEN

 

Le signe SHEN était représenté comme un cercle nouée formant une boucle fermée symbolisant la plénitude, les limites formelles de notre galaxie, le monde invisible des dieux, leur protection éternelle, la continuité divine.

Ce symbole qui à l’origine avait la forme d’un cercle, était souvent porté comme une amulette protectrice des dieux et utilisé comme cartouche. Les pharaons y inscrivaient leur nom pour l’éternité.

Dans les textes funéraires égyptiens, la vie éternelle se caractérisait par le mouvement ; était définitivement mort celui qui était réduit à l'immobilisme. Dans son existence post-mortem, le défunt va partout. Il explore toutes les parties de l'univers et rien ne doit entraver sa démarche.

Très tôt, dès l’aube de de l’histoire de l’Egypte, les habitants de la Vallée du Nil s’étaient persuadés que la mort n’était que le seuil d’une vie nouvelle. Ils pensaient que leur séjour sur la Terre n’était qu’une partie d’une vie éternelle. Les phénomènes naturels qui rythmaient leur existence le leur avaient particulièrement suggéré, comme le lever matinal du soleil à l’Orient du Nil après sa « mort » apparente à l’Occident, ou le retour saisonnier de la crue du Nil au terme de longs mois d’étiage.

 

LA BARRE HORIZONTALE

 

Si le SHEN égyptien évoque notre galaxie dans l’univers, l’intégralité des mondes visibles et invisibles, les prêtres astronomes de l’Ancien Empire égyptiens, avaient observé qu’il y naviguait une rivière d’étoile (la Voie Lactée) et que ses méandres pouvaient être comparée à ceux du Nil, laissant à penser que ce qui était en bas pouvait être comme ce qui était en haut, et réciproquement. Trois mille ans avant notre ère, peut-être même bien plus tôt si l’on se réfère aux manuscrits de cette époques (notamment le papyrus de Westcar) les égyptiens se seraient inspirés de l’observations des constellations et des configurations célestes pour symboliser leurs concepts et fonder une religiosité cosmogonique.

Ainsi, pour le anciens égyptiens, la barre horizontale de l’Ankh, placée sous le signe SHEN, symbolisait les mondes visibles de notre galaxie composés de milliards d’étoiles formant une Voie Lactée, au centre de laquelle se situaient le système solaire composé de 12 planètes dont la Terre. Les prêtres vénéraient ce ruban d’étoile traversant les cieux qu’ils nommaient NOUT, symbolisé par le corps en arc de cercle d’une déesse parsemé d’étoiles, au-dessus de GEB, le dieu de la Terre.

Dans le Livre de Nout rassemblant les écrits astronomique et mythologiques conservés sur de nombreux papyrus, ainsi que dans les sarcophages et sur les plafonds des tombes et des temples égyptiens, la déesse du ciel, Mère de tous les Astres, couvrait et protégeait le monde. Ce livre sacré, qui a été découvert à Louxor en 1887,  se présentait sous la forme d’un papyrus long de 23 mètres assemblant plusieurs clichés reproduisait l’arche complète de la Voie lactée et offrant une similitude troublante avec la représentation de la déesse.

Parmi toutes ces étoiles composant la Voie Lactée, l’une d’entre elles, la plus proche de la Terre, le Soleil, fut vénérée sous le nom de Râ. Pour les prêtres égyptien, celle-ci incarnait la Puissance manifestée de la Lumière, et de l’Ordre régnant dans l’Univers. Elle traversait le ciel et les mondes souterrains, avalée chaque soir par la déesse du ciel, pour continuer sa course orbitale et s’engendrer au monde chaque matin.

Dans l'astronomie de l'Égypte antique, les douze planètes du système solaire visibles à l'œil nu étaient connues et associées à des divinités, jouant un rôle dans la compréhension du cosmos et du temps. Elles étaient considérées comme des "étoiles impérissables" ou des "étoiles qui ne connaissent pas le repos"

 

LA BARRE VERTICALE

 

La barre verticale légèrement pâtée de l’ANKH, représente la manifestation sur le monde terrestre des énergies créatrices générées par le NOUM, au travers de SHEN sur notre système solaire. Bien qu’elle n’ait pas de nom technique universellement utilisé en dehors de sa description géométrique, elle porte une charge symbolique profonde dans la pensée égyptienne. Tenue en main par les dieux de l’Ogdoade, elle figure la descente de l’esprit dans la matière ou à l’inverse, l’ascension de l’âme vers le divin.

En résumé, l’ANKH égyptien se marie avec l’immensité du cosmos. Son association avec la galaxie évoque une connexion entre la vie terrestres et l’Ordre Universel.

 

LA RELIGION EGYPTIENNE

 

Il a souvent été prétendu que la religion des égyptiens était polythéiste du fait des nombreux dieux représentés sur les murs de leurs temples. Le divin n'y prend pas la forme d'un Dieu unique, transcendant et extérieur au monde créé du néant, mais celle d'une multitude divine qui anime, inspire, constitue même le monde de l'intérieur.

Cependant, les anciens Égyptiens croyaient en un seul Dieu qui était auto-produit, inexistant, immortel, invisible, éternel, omniscient, tout-puissant, etc. Ce Dieu unique n’a jamais été représenté. Le connaître, c’était reconnaître ses nombreuses manifestations, C’est pourquoi c’était les attributs, les qualités, les pouvoirs et actions de son domaine qui étaient représentés.

Dans le tradition égyptienne le SHEN (l’Univers) contient  NOUT (la Galaxie) au centre de laquelle se trouve notre système solaire dont l’énergie n’est qu’une de ses nombreuses manifestations.

RÂ, premier symbole visible de la présence divine à se manifester sur la Terre, est le dieu majeur de la mythologie égyptienne. Créateur du monde et symbole de lumière, il incarne l’ordre cosmique et le cycle éternel de la vie. Il devient rapidement le créateur de nombreuses autres divinités qui participent à l’organisation du cosmos.

La religion des Égyptiens de l'antiquité était d'une grande complexité. Il y existait des milliers de divinités qui cohabitaient avec une multitude de génies et démons de l'au-delà que l'on pourrait interpréter comme autant de manifestations d'un même Dieu…

Pour tenter une approche de la religion Égyptienne, il convient de savoir que chaque Dieu représente une facette de l'environnement quotidien des Égyptiens, comme par exemple Hâpy, le Dieu du Nil, ou Horus le dieu faucon, fils du Soleil… Le polythéisme égyptien reflétait la pluralité des aspects du réel et donc la pluralité des facettes d'un même Dieu, tout-puissant. La religion Égyptienne était donc à la fois monothéiste, dans la mesure où des « super dieux » tels qu’Amon émergeaient, tout en étant animiste, dans la mesure où chaque Dieu représentait une facette de la nature, à l’instar des fétiches animistes.

En vérité, la vraie nature de la religion égyptienne était cosmothéiste. Elle ne faisait pas de distinction entre « dieu » et « monde » ou « immanence » et « transcendance ». La multitude virtuellement infinie des divinités était conçue comme la manifestation immanente d'une unité cachée ou transcendante, parce qu'elle n'avait pas de « lieu » en dehors du monde.

La distinction entre « temps » et « éternité » qui nous est familière repose sur des différences telles que Dieu et monde, transcendance et immanence, surnaturel et naturel, esprit et matière, lesquelles sont catégoriquement étrangères aux religions cosmothéistes qui parlent d’éternité temporelle. C'est le temps cosmique, l'abondance infinie du temps opposée au temps terrestre qui est toujours borné, fini, transitoire; au lieu de l'opposition entre temps et éternité, c'est l'opposition entre le temps des êtres terrestres et le temps de la vie cosmique et des êtres divins qui la constituent.

la religion égyptienne précise que c'est un dieu unique qui a créé le monde à partir du chaos originel. Et c’est ce dieu unique qui a donné naissance aux divinités, comme autant de manifestations de sa puissance.

 

LE COSMOTHEISME EGYPTIEN

 

Le cosmothéisme est un monde empli de dieux différents, principes dans la nature par leurs aspects, leurs noms ou leurs manifestations, d’une divinité unique qui les englobe. Proche du Panthéisme, il renvoi à l’idée que l’Univers entier ( kosmos) est dieu ( théos ). Ces multiples dieux forment un monde divin orienté vers un dieu suprême qui les a créés, qui les maintient en vie et qui règne sur eux. Ceci vaut aussi pour le soleil, cette étoile perdue dans sa galaxie qui se manifeste sur la Terre, dont la faction, destinée à préserver le monde, est décrite sous la forme du « parcours du soleil » à travers de multiples images mythiques qui le montrent dans des combinaisons changeantes avec d’autres divinités. Toutes partagent ce rapport au dieu soleil créateur qui les domine et les préserve, loué comme l’ « Un unique » dans les hymnes. La singularité de ce « Un » repose sur les notions d’origine et de création - c’est de lui qu’émane tout, tout est sa créature -, sur celles de dépendance et de domination - toute vie et toute prospérité dépendent de sa domination exercée lors du parcours du soleil.

Le temps engendré par le lever et le coucher du soleil crée un lien étroit entre Dieu et la création de la lumière. Il s’agit donc d’une théorie cosmologique et théologique mise en œuvre sous la forme d’un monothéisme exclusif. Le rapport entre Dieu et le monde n’est donc pas seulement représenté sur un plan physique comme une animation par la lumière et le temps, mais comme l’attention protectrice d’un dieu unique se manifestant sur sa création, (le Soleil ) à laquelle le culte égyptien répond par des actions de grâce. Les textes du Livre des Morts vont encore plus loin ; la totalité du monde visible y est désignée comme une « métamorphose » ou une « concrétisation » de Dieu.

 

LA GEOGRAPHIE SACREE

 

Très tôt dans l’histoire de l’Egypte, les Prêtres Astronome, observateurs des astres composant la galaxie, ont découvert la similitude qui pouvait exister entre ce qui était en bas ; entre les méandres du Nil ( le cours sinueux du fleuve en Egypte, à la fois visuel, symbolique eu culturel ) et son Delta terrestre, et la Voie Lactée, telle qu’on la voit dans le ciel, formant une bande lumineuse ondulée, semblable à un fleuve de lumière traversant le ciel dans toute sa largeur, s'étirant à l'Est en deux tronçons filandreux et se perdant à l'horizon occidental en un amas lactoïde triangulaire identique aux méandres du Nil.

Très tôt également, les Prêtres Astronomes ont eu connaissance du phénomène de Précession des Equinoxes correspondant à la lente rotation de l’axe de rotation de la Terre autour du Soleil et de la perpendiculaire à son plan orbital (le plan de l’écliptique), et s’en sont inspiré pour implanter leurs capitales, orienter leurs temples et leurs pyramides, selon des repères célestes dont la Voie Lactée.

 

LA PRECESSION DES EQUINOXES

 

Précession : mouvement lent et régulier d’un axe de rotation.

Origine du terme

Equinoxe : moment où le jour et la nuit ont la même durée, quand le Soleil traverse l’équateur céleste.

Donc : la précession des équinoxes décrit le déplacement progressif de la position des équinoxes sur la sphère céleste.

Description du phénomène

La Terre n’est pas une sphère parfaite : elle est aplatie aux pôles et renflée à l’équateur.

Sous l’influence des forces gravitationnelles du Soleil et de la Lune, qui agissent sur ce renflement équatorial, l’axe de la Terre subit un mouvement lent et régulier sur son axe de rotation. Cette rotation fait que la direction du pôle Nord céleste change lentement au cours du temps.

Période du cycle

Un cycle complet de précession dure environ 25 772 ans (souvent arrondi à 26 000 ans).

Cela signifie que le point vernal (le point de l’équinoxe de printemps sur le sphère céleste) se place lentement vers l’Ouest le long de l’écliptique, à raison d’environ 50,3 secondes d’arc par an.

Conséquences astronomiques

En raison de la précession, les constellations ne correspondent plus exactement aux signes astrologiques définis dans l’Antiquité. Par exemple, le Soleil n’est plus tout à fait dans la constellation du Poisson au moment de l’équinoxe de printemps, il entre désormais dans la constellation du Verseau.

Modification des coordonnées célestes ;

Les coordonnées des étoiles (ascension droite et déclinaison) doivent être corrigées périodiquement pour tenir compte de la précession.

Principe général : la précession et les ères astrologiques

A cause de la précession des équinoxes, le point vernal(c’est-à-dire la position du Soleil au moment de l’équinoxe du printemps) recule lentement à travers les constellations du zodiaque.

Ce déplacement est d’environ 1 degré tous les 72 ans et parcourt les 12 constellations du zodiaque en environ 25 772  ans.

Comme chaque constellation du zodiaque couvre environ 30 degrés, le Soleil met environ 2160 ans à traverser chacune d’elles.

On appelle donc cette période une ère astrologique (ou ère zodiacale).

Les principales ères zodiacales (approximatives)

Ere du Lion -10800 à 8600 avant J.C.

Ere du Cancer  -8600 à 6450 avant J.C.

Ere des Gémeaux  -6450 à 4300 avant J.C

Ere du Taureau             - 4300 à 2150 avant notre ère

Ere du Bélier                 -2150 avant J.C à -1 avant J.C.

Ere du Poisson               -1 à 2150 après J.C.

Ere du Verseau                2150 à 4300 après J.C.

Nous vivons actuellement une période de transition entre l’ère des Poissons et l’ère du Verseau.

Il n’y a pas de date exacte car les constellations n’ont pas toutes la même taille dans le ciel. Les frontières astronomiques sont arbitraires. L’astrologie n’a pas de définition unique de l’ère exacte mais selon la plupart des calculs le point vernal quitte lentement les poissons depuis environ le 20e siècle et entrerait dans le Verseau entre 2100 et 2600 après J.C.

Superposition de la carte du Nil sur la carte du Ciel

Sous l’Ancien Empire (3000 ans avant notre ère ) sous l’ère du Taureau, Memphis (Men-Nefer ou Ineb-hedj « Le mur blanc » ) fut la capitale de l’Egypte ancienne. C’était le centre politique et religieux majeur, situé à la jonction de la Haute et de la Basse Egypte, là où le Nil se divise en Delta.

Son dieu principal était Ptah, le dieu créateur, mais elle abritait aussi le taureau Apis, incarnation vivante de Ptah.

Durant l’Ancien Empire, à une époque où les prêtres égyptiens observaient attentivement les étoiles, Memphis, capitale du dieu Taureau, se trouvait symboliquement sous la protection du Taureau céleste, à une époque où cette constellation dominait le ciel de l’équinoxe.

Non loin de la ville de Memphis, sur la rive occidentale du Nil se situe la grande nécropole des pharaons de la quatrième dynastie.

 Le lien entre Giseh, le plateau des pyramides, et la constellation d’Orion est un sujet à la fois astronomique, archéologique et ésotérique.

Sur ce plateau se trouvent trois pyramides et un Sphinx monumental. Il s’agit de Kheops (la plus grande des trois pyramides), Khephren et Mykérinos. Ces  trois pyramides qui selon les égyptologues dateraient d’environ 2500 ans avant notre ère, sont alignées de façon très précise selon les points cardinaux.

Cet alignement parfaitement identique à celui des trois étoiles du Baudrier d’Orion (Alnitak, Alnilam et Mintaka) situé dans la Voie lactée, reproduit sur la Terre la disposition du ciel tel qu’il apparaissait vers 10 500 avant J.C.. Autrement dit, le plateau de Giseh serait une représentation terrestre du ciel, avec Orion associé au dieu Osiris dans la mythologie égyptienne.

Si aucune preuve archéologique ou textuelle n’indique que les constructeurs visaient à représenter Orion, l’alignement Nord-Sud très précis des pyramides semble indiquer une intention astronomique générale.

La première des trois pyramides, celle du roi Kheops est en elle-même une véritable Bible de Pierres. Celle-ci aurait été conçue pour transmettre les connaissances symboliques, mathématiques et spirituelles de l’Egypte, à la manière d’un texte sacré codé et intégré dans sa conception. Une sorte d’encyclopédie des lois de l’univers, de ses proportions, de ses constantes physiques, des cycles cosmiques etc…

Sa forme rappelle le rayon de soleil inondant de sa lumière les quatre directions de la Terre.

Sa hauteur initiale de 144 mètres correspond à la distance entre la Terre et le Soleil. En effet, nous savons que la lumière du Soleil met 8 minutes à nous parvenir, à la vitesse de 300 000 kilomètres à la seconde, ce qui donne : (8 x 60 secondes) x 300 000 = 144 000 000 de kilomètres.

Son périmètre rapporté à sa hauteur donne approximativement 2 pi reliant ainsi la géométrie de la terre et celle du ciel.

Son poids est d’environ 6 millions de tonnes rapporté au poids de la Terre (environ 6 millions de milliards de tonnes.

Ses dimensions seraient donc en rapport avec la circonférence de la Terre, la durée de l’année solaire, ou encore la vitesse de la lumière.

Au sens spirituel la pyramide est une représentation matérielle du parcours de l’âme vers la lumière ou la connaissance divine. Ses couloirs et ses chambres symbolisent différentes étapes initiatiques ou mystiques.

La quatrième étoile de la constellation d’Orion, la plus brillante, est située à l’Est des trois autres. Sur le plateau de Giseh elle est représentée par un Grand Sphinx, composé d’une tête humaine regardant vers l’Est ( la constellation du Lion ) sur un corps de Lion, gardien de la nécropole et des seuils interdits. Celui-ci semble témoigner de l’époque où, sous l’ère du Lion, un grand cataclysme aurait eu lieu dans cette région du monde.

Plusieurs mythes égyptiens (comme ceux de Rê ou d’Atoum ) mentionnent cet évènement similaire aux récits de la Genèse tirés de l’Ancien Testament de la Bible hébraïque, et de très anciens papyrus de l’Ancien Empire Egyptien. Tous ces récits de fin du monde ancrés dans les mythes et les traditions des plus anciennes civilisations racontent de manière très imagée que l’humanité aurait pu subir les effets d’un grand bouleversement planétaire, au cours duquel l’humanité aurait probablement disparu sous la montée des eaux, pour plus tard se reconstituer sur les premières terres émergées quelques millénaires plus tard.

Certains anciens textes égyptiens (notamment des passages des textes des Pyramides, des textes des Sarcophages ou du Livre des Morts) évoquent qu’autrefois, le soleil se levait à l’Ouest et se couchait à l’Est. Cela se rapporte à un changement d’ordre cosmique ou à une inversion du monde, laissant à penser à une inversion du champ magnétique terrestre, ou même à une inversion de la rotation de la Terre. S’il est vrai qu’il existe des inversions du champs magnétique terrestre (le Nord magnétique devenant le Sud) cela ne change pas le sens de rotation du Soleil dans le ciel. Ainsi l’expression « Le soleil se levait à l’Ouest » se comprenait comme une métaphore d’un grand bouleversement cosmique ou moral, une inversion de l’ordre du monde annonçant un « avant » chaotique ou une catastrophe mythique (parfois associée à un « déluge », ou à la colère des dieux).

S’il est attesté que les astronomes égyptiens suivaient très précisément la cosmographie du ciel, nous pouvons émettre une hypothèse qui semblerait confirmer que, soit le Sphinx daterait de cette époque, soit qu’il fut édifié pour commémorer cet évènement.

En 1400 avant J.C., c’était la constellation du Bélier qui dominait le ciel égyptien à l’équinoxe de printemps. Sous l’ère du Bélier, la capitale de l’Egypte fut déplacée à Thèbes, à la verticale de la constellation du Bélier. A cette époque, le nouveau dieu tutélaire de la région s’appelait Amon, et était représenté sous la forme de Sphinx criocéphale, c’est-à-dire avec un corps de Lion et une tête de Bélier.

Il est remarquable que sous l’ère qui suivit, celle du Poisson, le symbole choisi par la chrétienté fut également le Poisson, et qu’à l’heure où nous entrons dans l’ère du Verseau, nous commençons à subir les effet d’évènements climatiques inquiétants.

Si notre calendrier s’appuie sur la naissance présumée du Christ, les égyptiens quant à eux n’avaient pas de référence fixe comme notre « An zéro ». Pour eux, le temps repartait à zéro à chaque nouveau règne : on disait par exemple « l’an 4 du règne de Ramsès II ».

Pour convertir le calendrier égyptien avec le nôtre, les historiens utilisent trois méthodes complémentaires :

1)- Les listes royales. Les scribes égyptiens ont laissé des documents précieux qui listent les rois et la durée de leurs règnes.

2)- Le Canon de Turin. Un papyrus qui liste plus de 300 rois avec la durée exacte de leurs règnes (années, mois, jours ).

3)- La Pierre de Palerme.

Cependant, les listes royales, comme le Canon de Turin ont omis quelques règnes tels que notamment celui de la reine Hatshepsout ou celui d’Akhenaton, rendant tout calendrier imprécis.

Seules quelques références astronomiques et une littérature égyptienne assez dense permettent de situer le règne de certains rois et de les faire correspondre avec les références bibliques. Ainsi par exemple, le papyrus médical (Papyrus Ebers) auquel un calendrier est ajouté datant du 9e jour du 11e mois de l’année 9 du roi Aménophis 1er, jour où se présentait l’étoile de Sothis dans le ciel de Thèbes, c’est-à-dire en l’an 1518 avant J.-C., nous permet une conversion satisfaisante en fonction de la position des étoiles. Ce document est capital puisque basé sur une évidence astronomique solide (la précession des équinoxes). Il nous permet de placer le règne de ce roi à l’endroit où il doit être dans l’échelle du temps, par rapport à la chronologie que nous utilisons.